Couture, Dans mon atelier

{Dans mon atelier} Ma machine à coudre vintage

Ca faisait longtemps que je voulais vous la présenter, mais je n’avais jamais pris le temps (et la mauvaise lumière de notre ancien chez nous ne permettait pas de faire de jolies photos pouvant la mettre en valeur). En découvrant que le 13 juin était la journée internationale de la Machine à coudre, je me suis rappelée que je n’avais pas rédigé d’article à son sujet. Alors, j’inaugure une nouvelle rubrique sur mon blog (Dans mon atelier) en vous présentant la vieille dame qui me sert à faire mes ouvrages.

Pour mes 30 ans, l’Amoureux souhaitait m’offrir une bonne machine à coudre. Une qui soit fiable, solide, accepte de travailler (à peu près) tous les tissus, fasse des points réguliers… Bref le cahier des charges étaient assez dense ! En effet, depuis mes débuts en couture je travaillais sur une machine Silvercrest achetée chez Lidl. Quand je me suis lancée dans l’aventure de la couture, je ne savais pas si j’allais mordre à l’hameçon, à quel rythme j’allais coudre, quelles matières j’allais travailler… Donc je m’étais dit qu’en prenant un modèle pas trop cher, au moins si ça ne me plaisait pas, j’aurais une machine pour faire des ourlets et autres petites réparations. Finalement, je suis devenue complètement accro à ce loisirs et suis en train de monter mon entreprise autour de cette passion ! Du coup, cette « petite » machine commençait à montrer ses limites (et elle est partie pour une retraite bien méritée, mais active chez ma belle-mère).

Donc, pour revenir à notre sujet principal, le choix de cette nouvelle machine était important et nécessitait de bien y réfléchir. Après avoir regardé du côté des machines modernes, des machines professionnelles, l’Amoureux a pensé à regarder du côté des machines anciennes. Des heures passées à flâner sur les sites de vente entre particuliers, quelques échanges de courriels et de coups de fil plus tard, il est tombé sur une Husqvarna Automatic 51 (datant des années 60) qui respectait son budget et remplissait le cahier des charges fixé.

Elle n’avait pas servi depuis longtemps, il a donc fallu faire une révision complète, en faire un gros nettoyage, changer la courroie, dégripper le règlage de la largeur des points, ajouter une cale au niveau du moteur et rehuiler les rouages pour que tout fonctionne parfaitement ! Bref, quelques petits ajustements avant de pouvoir jouer avec.

Allez, je vous la présente ainsi que les accessoires avec lesquels elle a été livrée !

En ouvrant le colis, nous avons découvert une superbe valise dans son jus ! La machine, la pédale, la boite contenant les accessoires et les manuels d’utilisation y étaient rangés de manière optimisée.

Les manuels ne sont pas en français, j’en ai un en anglais et l’autre en italien (vous vous doutez que j’utilise celui de la langue de Shakespeare !). Le design est d’époque, mais ils sont super complets ! J’ai été très étonnée par la qualité des explications et leur précision. On sent que cette machine devait servir aux mères de famille…

Le nombre d’accessoires accompagnant cette machine est assez impressionnant : 9 pieds différents, une plaque pour les œillets, un guide de couture, 3 cannettes de points, une collection de cannettes… Le tout joliment présenté dans une petite boite.

Petit arrêt sur les différents pieds et ce qu’ils permettent de faire :

  • Le classique pour les coutures droites et zigzags, celui qui est sur toutes les machines et que l’on utilise trèèèèès souvent !
  • Le pied à boutonnière, pour broder les boutonnières. La méthode utilisée pour les boutonnières n’est pas celle à laquelle on est habitué avec nos machines modernes, mais la broderie est nette et les boutonnières sont canons ! Cette machine m’a réconciliée avec !
  • Le pied à repriser, il permet de réparer les vêtements. Je n’en ai pas encore eu l’utilité, mais il me parait intéressant… Les explications du manuel permettent de se rendre compte de l’évolution de l’utilisation des machines à coudre… On sent qu’à l’époque la mère de famille cousait par souci d’économie et se devait de repriser les vêtements de sa tribu…
  • Le pied pour cordon, permet d’insérer un cordon dans une couture. Surtout utilisé pour faire des finitions. Très clairement, je ne l’ai pas utilisé. Peut-être un jour…
  • Les pieds à ourler, il permettent de faire des ourlets. Oui, oui il y en a deux ! Un pour les coutures droites et zigzag (le plus large) et le second pour faire des ourlets roulottés (le plus fin). Je ne les ai pas encore utilisés. J’ai fait quelques tentatives pas vraiment fructueuses sur des chutes, mais en écrivant cet article, je me suis repenchée sur le manuel et je pense que j’ai confondu vitesse et précipitation !
  • Le pied à bouton, pour coudre les boutons. Alors là, c’est juste LE PIED !!! Il permet de coudre les boutons de manière propre et solide ! Bref, je l’adore !!!
  • Le pied à broder, pour broder des motifs. Utilisé pour les finitions. Je n’ai pas eu l’occasion de l’utiliser, je fais très peu de broderie pour faire les finitions.
  • Le pied à fermeture éclair, pour coudre les fermetures et les passepoils. Ce pied est juste parfait pour avoir des coutures nettes au niveau des fermetures et de faciliter la couture des passepoils !

Pour le réglage des points, il faut insérer une des trois cannettes. En fonction de celle utilisée, il y a des points différents. Pour les sélectionner, il y a deux cartes qui permettent de se repérer. Le gros avantage : cela permet d’avoir une variété de points décoratifs assez large. (Il va falloir que je me penche sur leur utilisation pour personnaliser certains vêtements ou travailler certaines finitions).

L’intérêt de cette machine réside surtout dans sa fiabilité et sa solidité ! présente le grand intérêt d’être tout en métal ! Oui, oui, seule une pièce est en nylon (le sélecteur qui permet de débrayer l’entrainement de l’aiguille pour faire les cannettes) ! Il est possible de facilement la réparer et de faire les réglages car les différentes parties mécaniques sont accessibles. L’Amoureux a déjà réglé le « timing » de l’aiguille et de la navette, sans trop de difficulté. Il est aussi possible de régler la pression du pied ce qui permet de s’adapter au tissu cousu et à son épaisseur. Autre avantage : toutes les pièces sont remplaçables ! Certes il faut trouver le revendeur qui va bien, mais on trouve encore des pièces, souvent grâce à un jeu de compatibilité… Nous avons déjà changé la courroie et la pédale. La courroie qui était sur la machine quand on l’a acheté était cuite et la pédale m’a lâchée quelques jours avant Noël (un souci de faux contact à l’intérieur) et nous avons trouvé les pièces assez facilement chez un réparateur de machines à coudre à côté de chez nous.

Par contre, elle est très lourde car en fonte (il faut se méfier en la soulevant ou en ouvrant le socle pour changer la cannette – un de mes doigts s’en souvient amèrement…).

Par ailleurs, tous les réglages se font par le biais de boutons et autres molettes. Les réglages se font au feeling, mais on ne craint pas qu’ils cèdent et nous restent dans la main ! Pour régler la tension du fil, il ne faut pas hésiter à faire tourner le bouton pour avoir un effet et pour régler la largeur des points il est nécessaire d’être précis dans son geste… La plus grosse adaptation que j’ai eu à faire : l’utilisation du débrayage de l’entrainement ! Sur mon ancienne machine ce n’était pas possible… Sur celle-ci je l’utilise à chaque fois. En effet, comme il n’y a pas de points arrière, pour arrêter les points, il faut penser à faire quelques points en zigzag sur place. Il est aussi utilisé pour faire les boutonnières. Finalement, je m’y suis faite assez vite !

Je suis donc entrée dans le monde merveilleux de la machine à coudre vintage par ce biais ! (Attention ça peut devenir très addictif…). Maintenant j’ai un peu de mal à repasser sur une machine plus moderne (qui fait les boutonnières sans trop de manipulation, qui fait les points arrières…). Effectivement, cela demande une petite adaptation. Mais les points sont jolis et réguliers (par contre, ils sont petits et pas évidents à découdre en cas de boulette !). En plus, elle est jolie et cela donne une jolie touche déco dans mon atelier et ce n’est pas pour me déplaire !

Surtout depuis environ 1 an d’utilisation, je vous confirme que je l’aime d’AMOUR !!!!

♠ ♣ ♥ ♦

Et vous, votre machine : moderne ou ancienne ? Quel rapport avez-vous avec elle ?

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16 thoughts on “{Dans mon atelier} Ma machine à coudre vintage”

  1. Elle est très jolie ta machine, ça a du charme d’avoir une machine à coudre vintage dans son atelier. Pour ma part, j’aurais plutôt lu le manuel dans la langue italienne ^^ Sinon, je possède une machine récente : Brother FS40. L’avantage de la tienne, c’est que tu sais qu’elle va durer toute une vie !

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  2. Je comprends un peu mieux ta bannière maintenant !
    Je la trouve superbe, j’adore encore plus l’esthétique stylisée du mode d’emploi, et ça me fait rêver d’avoir une machine qui puisque le cuir sans pleurnicher… Mais bon, pas la place, pas le budget pour le temps que j’y passerais. Pour l’instant, ça reste un doux rêve à côté de l’imprimante 3d et du poste de soudure 😉
    En attendant, j’ai troqué ma première machine à 14 points fixes pour une petite Pfaff de chez Lidl qui fait enfin le point de bourdon (je l’ai attendu celui-là !) Sauf que je n’ai pas réussi à me débarrasser de la première, offerte au Noël de mes 14 ans, et qui sera je pense la machine vintage du futur pour mes enfants s’ils s’intéressent à la couture un jour ☺

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    1. Oui pour ma bannière, elle s’est directement inspirée de ma machine 😉
      Le mode d’emploi est juste un bijou de l’esthétique de l’époque ! Je suis complètement fan ! Pour le cuir, je n’ai pas encore tentée sur cette machine (il faudrait un pied dédié qui permet un entrainement aussi par le haut), mais vu que l’Amoureux a des exigences à la hausse en terme de matières utilisées et souhaite que je lui fasse plus de choses, il y a des chances que je m’y lance (un jour…).
      L’imprimante 3D : oui on en rêve ici aussi ! Chacun pour des raisons différentes, mais on se dit : un jour on en aura une !
      Ta petite Pfaff semble en avoir un peu dans le ventre, c’est chouette !
      C’est dur de se débarrasser de sa première machine… Si tu l’as garde, tes enfants auront du plaisir à se mettre dessus (surtout si tu leur racontes son histoire). 😉

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  3. C’est vrai qu’elle st vraiment super belle ta machine.
    Moi, j’ai une vieille machine récupérer de la tante de mon mari (mais elle est en plastique 😉 )
    En tout cas, pour ce que j’en fait pour le moment, ça me suffit bien 🙂

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    1. C’est chouette que tu ais récupéré une machine ! Les anciennes ont un look d’enfer ! J’en ai une autre que j’ai récupéré d’une amie (en plastique aussi), et elle a super look et une couleur comme on en fait plus ! 😀
      L’important est d’avoir une machine qui convienne à nos besoins.

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  4. Elle est classe, mais je crois que j’aurais peur de m’en servir … je préfère ma basique de chez lidle, même si on a une veille Singer à retaper dans le grenier pour la mettre en décoration 😁
    Par contre, la collection de pieds fait rêver !

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    1. C’est vrai qu’elle est un peu intrigante, mais elle est costaud ! Au début j’y allais doucement, maintenant que je m’y suis habituée plus de souci ! 😉
      Pour la Singer à retaper : trop bien !!! Normalement, elle devrait encore fonctionner 😀 Mais en décoration c’est super chouette ! (On a une aussi dans notre grenier, j’ai hâte de la restaurer !)

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  5. Elle est vraiment très belle cette machine 🙂
    Je n’aurais pas osé me lancer sur une si vieille dame, mais il est certain qu’elle a une âme, bien plus que ma jeunette de Brother FS-40 ( mais je l’aime quand même 😉 ).

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  6. ah ah moi j’ai commencé mes tous premiers travaux de couture sur une machine 50 ans d’âge, point droit et c’est tout! Le voltage n’était même pas le bon (et oui, on avait changé en 50 ans…)… Qui en fait convient mieux à une couturière confirmée car il faut déjà savoir maîtriser quelques techniques pour passer outre. Cela dit, dans l’atelier de costumes les machines préférées des « pros » étaient des antiquités… J’ai enchainé par une Toyota 1er prix récupérée au petit bonheur la chance. Bringuebalante, bruyante à souhait, ultra rapide : un vrai bonheur! Mais ça ne m’a pas empêché de coudre ma robe XIXème avec… Depuis je suis passée à l’électronique, en partie pour ménager les oreilles de mon cher et tendre. C’est moins « instagramable » mais rudement efficace et facile de prise en main. L’actuelle est une Brother et je l’adore!
    La robe dont je parlais plus haut : https://marquiseelectrique.com/fr/robe-diy-scarlett-ohara-chapitre-2-picnic-a-twelve-oaks/

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